jeudi 4 août 2016

Etre Maman





J'avais oublié...

J'avais oublié tant de chose ! J'avais oublié la fatigue. J'avais oublié comment ce petit être de 60cm peut régir notre vie, à coup de cris, de pleurs et de sourires aux anges. J'avais oublié les nuits blanches, les pleurs inconsolables, les heures passées à bercer, rassurer, murmurer des mots tendres. J'avais oublié les tétées nocturnes à la lumière de la lampe de poche, les couches sales changées sous les cris, les rots mouillés sur l'épaule. J'avais oublié l'impuissance face à l'inconfort, les bouffées de chaleur au moindre cri.

Mais je n'avais pas oublié l'amour qui me submerge quand je regarde ce tout petit visage et ce petit nez en trompette, les sourires aux anges de ce petit tyran de mon coeur, l'odeur chaude, douce et sucrée de ce tout petit. Ces mots doux qui viennent se lover sans son oreille ourlée, si petite. Je n'avais pas oublié le bonheur de calmer les pleurs et de voir ces petits yeux se fermer, rassurer de me savoir là, ce poids sur ma poitrine quand ils s'endorment, ce soupir d'aise et ce claquement de langue, quand repus, ils lâchent mon sein. Je n'ai pas oublié le bonheur de les serrer sur mon coeur, de me repaître de cette image si parfaite de ce petit visage, de ces petits pieds si parfaits, de ces cheveux, de ces yeux.
Je n'avais pas oublié le bonheur d'apprendre à connaître cette petite personne qui était cachée en moi pendant si longtemps, que j'ai attendue.... et qui n'est jamais conforme à ce que j'avais pu imaginer.

Je n'avais pas oublier, parce que chaque jour, quand je regarde mes deux grands bébés, mon coeur se rempli d'amour également. Et je crois qu'avec celui qu'ajoute Arc-en-ciel, il ne va pas tarder à exploser de trop aimer. Malgré la fatigue, malgré l'envie de pleurer parfois, car je me sens impuissante, parce que je ne peux pas juste la poser et partir, parce que je sais qu'elle en souffrirait. Parfois, je me dis que je suis folle d'avoir voulu encore un enfant. De l'avoir voulu si fort. D'avoir tant pester parce qu'elle ne voulait pas sortir... Puis je regarde son visage si parfait, ses petits cheveux mi roux, mi bruns, son petit nez en trompette.... Et je comprends. Parce que me passer d'elle, de tout cet amour, c'était impossible.

Etre maman était mon rêve. Ce n'est jamais simple. Mais c'est la chose la plus belle que j'ai jamais faite. Et ça, je ne dois pas l'oublier, même lorsque les larmes d'impuissance coulent....


Bonne journée,
Je t'embrasse !
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mardi 19 juillet 2016

Elle a fini par arriver cette enfant qu'on aurait pu appeler Désirée !

Désirée. Si on avait pas eu le coup de foudre pour son prénom plusieurs mois avant qu'elle ne s'installe en moi, je pense qu'on aurait pu l'appeler comme ça. Enfin, il aurait aussi fallu que ce prénom commence par un A, c'est vrai. Mais quand même.
La dernière fois, j'avais peur de la version. Depuis j'avais hâte d'accoucher. Parce que j'avais peur qu'elle se remette tête en haut (oui, je sais, c'est rare, mais vu la poisse que j'ai ces derniers temps, ça aurait pu...!). Surtout que plus tôt il était, si tant ait que sa tête était de retour sous mes côtes, la naissance en siège aurait été possible. Donc depuis 39SA à peu près, j'avais hâte que cette petite Arc-en-ciel naisse. Alors j'ai attendu. Avec un peu de culpabilité au début parce que c'était pas l'heure. Puis en approchant du terme, c'était de plus en plus dur d'être patiente. J-2 : grosse déprime. Pour la Bulle, la poche s'est fissurée ce jour-là, m'emmenant, toute guillerette (du moins pour quelques heures!) à la maternité. Et à J-1 (à quelques heures près c'était le jour j) mademoiselle Bullette était dans mes bras. Et là, rien. Que d'chi, nada. Arc-en-ciel ne bougeait pas de là-dedans. Pas de contraction autre que les 3/4 non douloureuses et habituelles.

Jour J : examen du jour du terme: tout va bien, elle est encore tête en bas, mais elle est pas prête à naître. Encore haute, col à 1. Bref, retout à la casa, avec la déprime qui va avec. J+1 : déprime. Il ne se passe RIEN. J+2 : première visite post terme : Youhou : le col est à 2, ça commence à dire qu'un jour elle sortira. Même si j'ai du mal à y croire hein.

J+3 : j'ai contracté toute la nuit. Je n'ai donc pas dormi. Rien d'énorme, les contractions sont gérables, mais assez régulières. 7h, je me résous à réveiller mon homme et maman. Mon frère n'étant plus à la maison ce jour-là, l'homme doit rester à la maison avec les enfants. Si je dois rester, il mettra 2h à arriver en bus. J'espère dur comme fer que c'est le bon moment. Sur la route, quelques contractions piquent plus que les autres. Mais arrivée là-bas, plus rien. Oh si, une. Qui pique même pas. La sage femme est formelle. Rien n'a bougé, et je n'ai pas de contraction. Retour à la case départ, avec humeur de chacal en prime. J'avoue, j'étais déjà exécrable en dépassant le terme, cette fausse alerte n'a rien arrangé. A J+3 bordel. Il était temps de sortir nan ?!
Dans la journée, ça ne se calme pas, au contraire. Pas au point de douiller, mais c'est bien là tout de même.
La nuit est plus.... compliquée. Je m'étais couchée tôt, épuisée par la journée. Je somnolais tout en sentant les contractions et les gérant dans un demi sommeil. Mais je n'ai pas pris la peine de déclencher mon appli, j'étais trop déçue de la veille. Finalement, vers 3-4h du matin, je me lève, je ne peux plus les gérer dans un demi sommeil. Je suis obligée de m'asseoir, de me pencher en arrière, de fermer les yeux et de respirer profondément en soufflant bien pour pouvoir gérer les contractions. Je ne veux réveiller personne, je suis sûre qu'on va me renvoyer, et de toute manière, j'ai rendez-vous à 14h30 pour la visite de j+4. Ma mère me demande si je suis sûre de pas vouloir partir avant. Je suis défaitiste. Oui, je suis sûre, ça sert à rien. Les contractions sont espacées de 5/6min et parfois je n'en ai pas pendant 20min.
Cette fois, mon frère est là, donc l'homme peut venir, et les enfants restent à la maison. Nous finissons donc par partir avec un tout petit peu d'avance, au cas où, ma mère a l'air de penser que mine de rien ça ressemble à quelque chose, contrairement à moi.
Le trajet n'est pas une sinécure, j'ai pas mal de contraction, mais je ne suis pas excitée comme la veille, persuadée de rentrer avec un rendez-vous pour j+6.

Nous arrivons en avance. On attend donc dans la salle d'attente et plusieurs fois je suis obligée de jeter mon téléphone sur ma mère en sentant les contractions arriver pour éviter de le faire tomber. Je ne sonne pas encore à l'interphone, parce que je suis en avance. Mais une sage femme vient chercher une dame et me demande si j'ai sonné etc... pile en plein milieu d'une contraction. Comme une malpolie, je ne lui réponds donc pas, laissant ce soin à ma mère et mon homme. J'avoue que je m'en veux un peu.
Elle vient me chercher 5 min après. Rapide monito, puis examen.
"Bon, je sais pas qui vous a examinée hier, mais moi, j'ai un bon 3. Je vais vous faire une petite écho pour être sûre que c'est toujours une tête, elle est haute, alors je ne suis pas sûre, et on passe en salle de naissance!"

De quoi ? Elle a dit quoi la dame ? En... salle de naissance ?! Pour de vrai de vrai ? Genre je rentre pas aujourd'hui ?! Avec mon homme, on peine à y croire. J'arrive pas à décrocher le sourire débile qui est accroché à ma face. Je passe en salle de naissance et bientôt, j'ai ma mini fille dans les bras quoi !

L'écho est faite rapidement (elle est bien toujours tête en bas), et même pas besoin de me rhabiller, je reste en drap et je file, sourire aux lèvres, prévenir ma mère, qui s'en va. Puis on suit la sage femme qui nous installe en salle directement.

1. Dernière photo de bidon avant de partir à la maternité pour le contrôle
 2. L'arrivée en salle de naissance 3. Mon homme et moi pendant le monito, heureux d'être là.
4. Péri posée, je suis tellement heureuse d'être là ! 5. Je ne savais pas encore que son arrivée était si proche....!
6. Elle est là ma toute petite parfaite... Première tétée d'accueil. Quelle merveille !


Elle m'apprend que "grâce" à ma césa, je vais devoir avoir une péri de posée. je ne suis pas obligée d'appuyer sur le bouton, une seule dose sera injectée pour réserver l'espace dans la zone péridurale, histoire que si y a un problème de rupture utérine (LE gros risque après une césarienne), le produit anesthésique agisse plus vite et qu'on ait pas besoin de me faire une anesthésie générale. Je ne suis pas ravie du tout, j'ai pas du tout envie (cette histoire d'aiguille et de colonne vertébrale... brrrrr!), mais je m'y plie, parce que je sais que c'est pour notre sécurité, à Arc-en-ciel et moi. L'homme et moi mettons nos blouse, lui une verte, moi une bleue, elle me branche le monito, on rigole bien, elle me perfuse et va chercher l'anesthésiste. Lorsqu'elle revient, elle me dit en rigolant que ses collègues l'ont arrêtée dans le couloir pour lui demander si j'étais vraiment en travail, parce qu'elles m'ont vu passer toute guillerette pour aller aux toilettes, que j'ai le sourire et que limite je danse en marchant. Mais oui mais oui, elle est en travail, promis ! (et depuis pas mal de temps en vrai!). L'anesthésiste arrive, il est adorable d'ailleurs et ne m'a pas fait mal. J'étais pourtant traumatisée par celle que j'ai eu pour la Bullette. La sage femme me dit que j'ai été très courageuse, parce qu'elle sait très bien que j'en voulais pas, que je l'ai fait à contre coeur et que pourtant, j'ai très bien géré mon appréhension et la décontraction dont je devais faire preuve pour la pose.
La péri est posée, j'en ai pour 40 min d'anesthésique peu dosé. Je sens les contractions vite fait. J'en ai très peu. avec l'homme, on se résigne à rester longtemps ici, comme pour les deux autres. Il est 16h30, et ça fait 1h30 qu'on est en salle de naissance.

Vers 17h, la sage femme regarde l'avancée du travail. Je suis passée à 4, et elle me demande si au prochain examen, elle peut demander son avis à sa collègue, elle pense sentir un vaisseau sur la poche des eaux. Elle me met sur le côté pour faire descendre Arc-en-ciel qui est toujours très haute.
En attendant, mon homme et moi, on rigole, on prend quelques photos et on parle. On réalise à peine que cette fois c'est la bonne, on aura notre fille dans les bras bientôt. Ma soeur nous rend visite, elle aussi est en salle de travail, elle est en plein déclenchement pour sa fille, à j+1. Ca fait bizarre de la voir ici aussi ! A savoir qui accouchera la première du coup ! Je ne mise sur rien du tout, vu comme le travail a été long pour les deux premiers.

18h15 : Les deux SF reviennent m'examiner. Je suis passée à 6 et la seconde sf fissure la poche des eaux. Finalement, la poche est lisse. Pour la naissance, il ne manque plus que le grand plongeon de la demoiselle, le col est si souple "qu'on peut en faire ce qu'on veut" qu'elles ont dit. Elles me tournent sur l'autre côté, toujours pour faire descendre Arc-en-ciel.

Les contractions se font plus intenses, je m'arrête de plus en plus régulièrement pour respirer profondément, tout en continuant à parler et plaisanter avec mon homme.

18h51 (j'ai une pendule devant moi en fait), une énoooorme contraction, qui pique grave, et en plein milieu... Pok et splotch ! Je pousse un cri de surprise bizarre en disant à mon homme d'appeler. Il panique un peu, et je peux même pas lui expliquer tellement sa réaction me fait rire. Je finis tout de même par lui dire entre deux éclats de rire. Une aide soignante arrive, je lui dis. Rien d'alarmant, elle repart donc. Quelques contractions encore, qui me demandent vraiment de la concentration. Puis d'un coup (il doit être un peu plus de 19h), je ne peux "gérer" les contractions qu'en gémissant fort et en serrant les mains de mon homme (qui ne bronche pas, il est adorable!). J'en laisse passer quelques unes, j'ai à peine quelques secondes de répis entre. Je finis par dire à l'homme d'appeler. Après mille ans une aide soignante arrive, je lui dis que ça s'intensifie. Elle repart tranquillement. une autre contraction. Je chouine à mon homme que je dois me mettre à 4 pattes. C'est la seule chose qui me vient à l'esprit pour me soulager. Je demande à rappeler. Je lui dit qu'il faut que je change de position. J'insiste. Elle me dit qu'elle doit aller chercher la sf. Sauf que c'est l'heure du changement de service. Mon homme fait les cents pas devant la porte en essayant de voir quelqu'un, tandis que je continue de geindre fort en m’agrippant à la table. Je répète en boucle "je dois changer de position, me mettre à 4 pattes". La sf finit par arriver. C'en est une nouvelle. Elle saute dans sa blouse et son masque, la puericultrice me met sur le dos en me disant qu'il faut quand même qu'on vérifie où j'en suis. je suis pas sûre de tenir. La SF a juste le temps de vérifier que je suis en train de me mettre à 4 pattes sur la table. Elles relèvent le dossier pour que je m'appuie dessus.
"Bon, on essaie comme ça, mais si ça avance pas [la puce est encore assez haute], on se remettra dans une position plus classique. Allez poussez!"
Pis je pousse. Mille ans. Je la sens qui progresse vers la sortie. Puis la tête. Je n'y arriverais jamais. c'est pas possible, c'est trop dur. "Mais si vous vous débrouillez très bien, vous êtes parfaite, continuez comme ça !" Respiration, une nouvelle contraction, une nouvelle poussée longue, toute aussi animale que la première. Puis les épaules, puis tout le reste qui glisse. Ca y est, elle est née. En deux poussées. Et deux minutes aussi d'ailleurs.

A 19h28, le 14 juillet, après exactement 2 min de poussées, voilà mon Arc-en-ciel qui descend sur terre. Elle pèse 3kg915 (omg la crevette!!) et mesure 52cm.

Je me retourne à la demande de la sf pour la délivrance. Et là, du sang partout. La sf se dépêche de sortir les étriers (j'ai eu l'impression qu'elle tremblait un peu) pour m'installer. Je me rallonge, et je dis "Han ! j'ai plus de ventre!" "Ouais, vous avez accouché quand même hein". Oh ça vaaaaa....!
Finalement, bien qu'impressionnant, tout le sang perdu n'est pas une hémorragie (ouf), c'est juste le placenta qui s'est décroché parce que je me suis retournée rapidement. "A cause de ça" j'ai pas eu Arc-en-ciel sur moi tout de suite, la sf a préféré faire la délivrance avant (c'est ce qui me fait dire qu'elle suspectait une hémorragie en fait), mais elle était avec son papa.
J'ai enfin vu un placenta, c'est super moche. Mais je voulais voir le mien, puisque le cordon était marginal, c'est à dire pas centré et que ça m'intriguait.
Une fois la mini suture faite (2 points), j'ai eu ma fille en peau à peau pendant qu'on me nettoyait (valait mieux du coup Oo) J'ai découvert son petit visage de pioupiou, son petit nez tout rond, ses cheveux noirs, ses petites oreilles et ses mini mini pieds. Tout elle, celle que j'attendais depuis si longtemps...

L'accouchement en lui même a été très très rapide. Personne ne s'y attendait. A tel point que la tenue de naissance n'était pas prête, que j'avais encore mes chaussettes (heureusement noires, vu le litre de sang qu'elles ont épongé Oo), l'homme a du trouver la tenue tout en m'épaulant (oui, il a réussi à faire les deux. Je sais pas comment!).

La sf qui m'a suivi tout l'aprem passe nous voir pour découvrir la merveille, on a eu de la chance, elle n'était pas encore partie, je suis contente : elle était vraiment sympa, je suis contente de lui présenter mon bébé. La sf qui m'a accouché et les puéricultrices qui étaient là (c''était tellement le bordel en vrai que la sf était pas vraiment habillée pour l'accouchement, ça courait dans tous les sens, elles étaient pas trop de deux donc !) m'ont remercié pour cet accouchement atypique. C'était leur premier 4 pattes... qui était même pas programmé. C'était juste comme ça que ça devait se passer. Ca a fait stresser la sf parce que dans cette position, elle ne peut strictement rien faire (ce qui, soit dit en passant, me convient parfaitement !!). Elles m'ont largement félicitée, dit que j'avais été super, et ça fait du bien à entendre! J'avoue que moi-même je ne suis pas peu fière ! (surtout d'avoir résisté à l'appel de la péri alors que j'avais juste à appuyer sur le bouton!!)
Après deux heures de peau à peau, la tétée d'accueil on est remonté en chambre (ma soeur et ma mère ont eu la chance de découvrir Arc-en-ciel à la naissance!)

Verdict? Je suis amoureuse : ça valait le coup d'attendre <3

Bonne journée, je t'embrasse !

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mercredi 29 juin 2016

[Brèves de grossesse²] : La fin est proche !

J- 11

La fin approche à grands pas. Enfin grands. Tout dépend de quel point de vue on se place. Parce que pour moi, ça approche à pas de fourmi (comme on disait quand on jouait à Grand-mère veux-tu). Je suis impatiente. Impatiente de voir ma toute petite Arc-en-ciel, de la découvrir, de la caresser, de l'embrasser, de sentir son petit cou.

Doudou nous explique la grossesse ! Note le cordon ombilical qui monte jusqu'à
ma gorge pour nourrir bébé ! x)

C'est déjà une sacrée coquine en plus. Parce que je t'ai dit ma peur de la version il y a quelques temps. J'avais peur, j'étais triste de passer encore une fois par un acte médical qui me secouait. Pendant 5 jours, j'ai rongé mon frein. Je sentais sa tête sous mes côtes, qui me faisait très mal. Pas d'étirement significatif qui m'aurait dit qu'elle s'était retournée. Le lundi matin, tôt, je partais donc avec mon homme et ma valise (et ma maman au volant...!) vers la maternité, le coeur lourd et la boule au ventre. Pour moi, il n'y avait que deux scenari possibles : soit je repartais parce que la coquine s'était retournée, soit la version provoquait la rupture de la poche des eaux. C'était l'un ou l'autre.
Nous sommes donc arrivés à l'hôpital, comme à notre habitude, super en avance. 1h. Nous avons poireauté. Et poireauté aussi. Après de multiples passages aux toilettes qui me confirmaient que ma fille était encore tête en haut (une sombre histoire de tête qui m'empêche de me baisser comme je veux toussa), nous descendons en salle de naissance où nous sommes attendus. Je sens bien que ça bataille et que ça tire grave sur mon nombril. Mais bon, je n'y prête pas plus attention que ça. La sage-femme nous fait entrer, nous installe dans une salle d'écho. Puis elle pose sa sonde sur le haut de mon ventre, là où devrait se trouver la tête de la demoiselle. L'appareil est pas top, je ne vois que du noir. Je la vois sceptique, qui passe et repasse. Puis elle fait descendre sa sonde sur le côté droit de mon ventre. Quelques éclairs blancs. Puis là, en bas à droite.... ce petit ovale parfait ! Elle a la tête en bas ! Pas totalement en bas, certes, mais en bas !!! Elle qui n'avait jamais été plus pas que le transverse ! La SF va donc chercher ma gynéco pour confirmer tout ça. Elle met bien 10min à arriver, 10min où mon homme et moi sourions bêtement, même si on n'ose pas vraiment y croire. Mine de rien, lui aussi stressait de cette manœuvre. La gynéco finit par arriver, elle pose sa sonde bien en bas, au milieu... Et miracle, la tête y est !  Elle a fini sa bascule commencée quelques minutes avant, sans que j'y prête réellement attention (en vrai, je m'en suis souvenue après. Pendant, j'étais bien trop stressée pour penser une seule seconde qu'elle ait pu se retourner ! C'est d'ailleurs ce que j'ai dit à la sage-femme, pour moi, elle était toujours tête en haut. J'avais peur de prendre un autre coup de massue si tant est que j'espère trop je crois!). Nous sommes donc repartis, comme nous étions venus, avec en plus le sourire et le moral bien plus haut ! J'accoucherais plus tard, certes, mais mon bébé se sera retournée toute seule, comme une grande. Elle avait juste besoin d'un peu plus de temps !

Je suis donc à j-11, dans l'attente totale, et non plus dans la peur qu'elle se décide à arriver alors qu'elle est dans la mauvaise position ! Tout est prêt pour la recevoir, son petit lit est là, tout près de mon lit, les valises sont bouclées, sa tenue de naissance est là aussi.... Ne manque plus que la demoiselle ! J'espère juste qu'elle ne va pas faire comme sa grande soeur et pointer son nez à j-1 ! Je ronge déjà mon frein là ! Elle a également interdiction de se pointer le 5, puisque c'est l'anniversaire de sa grande soeur (et de son grand-père et de son oncle, ça commence à être chargé!), mais sinon, elle a le feu vert pour n'importe quand. (Y compris maintenant ma chérie, promis, je poste avant de partir au pire hein!) (on les motive comme on peut, que veux-tu!).

Côté forme (mise à part celle de barrique!), ça va. Je commence à être lourde, les nuits sont rythmées par les aller-retours aux toilettes et les retournements sportifs, donc je suis fatiguée, mais globalement, on peut pas dire que j'ai une fin de grossesse difficile. Surtout que l'été se fait attendre et que c'est pas la chaleur qui nous étouffe ! (y a eu seulement quelques jours difficiles, mais j'ai fait pire pour mes deux grossesses précédentes).

Les enfants commencent à trouver le temps longs et veulent rencontrer leur petite soeur. La Bulle a grandit d'un coup, elle parle de mieux en mieux, a vraiment une allure de petite fille, je ne sais pas si c'est le fait d'avoir 3 ans dans une semaine ou l'arrivée de sa petite soeur...! On bataille un peu pour le pot, mais je me dis que justement avec l'arrivée d'Arc-en-ciel, il vaut mieux qu'elle ne soit pas propre plutôt que de faire une rechute possiblement humiliante pour elle. Quant à Doudou... Il est fidèle à lui même. Beaucoup de caractère, mais également beaucoup dans son monde. Il est plus inquiet pour la sortie pratique de sa soeur. Comment va-t-elle bien pouvoir faire pour sortir de mon corps sans que mon ventre n'explose?! La réponse "les bébés sortent par une porte entre les jambes des mamans" ne l'aura satisfait que quelques mois, il m'a donc demandé explicitement, si du coup c'était par les fesses. Et non, la zezette... Il trouve ça dégoûtant du coup. Mais comme je lui ai dit, faut bien qu'ils sortent par quelque part les bébés. Il a donc intégré cette nouvelle connaissance et n'en parle plus! (quelle idée de demander ça au petit dej' aussi...!)

Bref, le temps commence à être long pour un peu tout le monde, et si tu pouvais nous envoyer des ondes pour qu'elle se décide à naître un peu avant terme (genre là maintenant tout de suite) je prends avec plaisir !

Bonne journée, je t'embrasse !

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samedi 18 juin 2016

[Brève de grossesse²] : Comme une impression de déjà vu

Le terme de ma grossesse approche à grand pas. Le 10 juillet sera là dans un claquement de doigt. J-22.
Je trouvais cette grossesse calme. Avec des interrogations, évidemment, mais plus sur le matériel et l'extérieur que sur cette mini bébé qui pousse en moi. Parce que je sais cette fois que devenir grand frère ou grande soeur n'est pas aussi évident qu'il n'y parait (même si je viens toujours de commencer l'homéo après des semaines de galère, en effet....), parce que cette fois je n'ai aucun doute sur mes capacité à aimer une nouvelle petite fille. Je n'ai plus le stress de l'accouchement par césarienne, dû au fait que j'ai déjà eu un gros accouchement (rappelle toi de la Bulle estimée à grand max 3.800kg, le max autorisé pour un AVAC qui faisait en réalité 4.650 kg et 55cm), mon utérus a donc fait ses preuves, il est solide et si la bulle est passée, tout bébé passera.
Bref, cette grossesse et cet accouchement semblaient idylliques. C'est là, que j'aurais dû me méfier, c'était trop facile en fait. Pour une fois que j'étais sereine...

38sa-2 : Quand naîtra-t-elle ? Naîtra-t-elle seule ?
 Aura-t-elle la naissance que je souhaite pour elle ?

Le coup de massue est tombée lors de l'échographie du dernier trimestre, à 32sa donc. Mademoiselle a la tête en haut. Je suis sortie de l'écho avec une prescription pour une autre de contrôle un mois plus tard, et bien plus contrariée que je ne voulais bien l'avouer. Pour tout t'avouer, je n'ai pas du tout profité de cette échographie tellement le choc a été rude. Alors oui, évidemment, elle avait le temps de se retourner encore, j'ai l'utérus très souple, elle était encore très mobile. preuve en est, elle a commencé l'écho en siège complet pour la finir en transverse. Mais n'empêche. J'ai caché mon envie de pleurer. A tout le monde. Même à mon homme. Oui, j'étais contrariée et triste, mais pourquoi ameuter le monde entier hein ? Rien n'était écrit dans la roche et je sais aussi que ça peut juste être lié à moi. Oui, c'est vrai, je ne maîtrise plus vraiment ma vie en ce moment, je suis condamnée à attendre sans contrôle aucun, alors mon envie de la contrôler elle, si petite et à l'intérieur de moi prend le dessus. Bref, c'est une peine qui m'appartenait et qui était totalement égoïste.

J'ai donc employé mon mois à lâcher prise. A lui faire confiance pour trouver comment se retourner. Je suis persuadée qu'elle a été tête en bas parfois. Enfin... Je crois, je ne suis pas une machine à écho interne. J'ai pas de capteur, mais je suis quasiment sûre d'avoir senti des petits orteils fouiller sous mes côtes... Je suis donc allée sereine à cette dernière échographie, qui a eu lieu mercredi à 37sa +5 donc.

J'ai pas eu la meilleure gynéco pour cette écho. Elle est très... je sais pas. Elle n'est pas froide, elle n'est pas méchante... mais je sais pas, elle ne met pas à l'aise, ne montre aucun sentiment, bref, j'aurais aimé un peu de contacte humain. J'aurais été seule avec la machine que ça aurait été pareil, et j'aurais compris la position également au final. Bref, elle pose la sonde en haut de mon ventre. Avant même de regarder l'écran : j'ai eu mal là où elle l'a posée. Ce qui signifie que c'est une tête. Oui, toucher la tête de ma fille à travers mon ventre me fait inexplicablement un mal de chien. Alors imagine avec la sonde si dure! (Ne me demande pas pourquoi, je n'en sais strictement rien!). Voilà. C'est dit. Ma fille, ma toute petite Arc-en-ciel est en siège complet. Avec ses petits pieds mignons tout en bas, sous ses fesses.

J'ai vu ma gynéco l'après-midi. Lundi matin, je rentre à l'hôpital pour une version. On sera à 38sa +1. J'ai peur. Peur que ça se passe mal évidemment, même si c'est rare. Peur que ça ne marche pas. Peur aussi que ça déclenche l'accouchement. Peur que ça finisse en césarienne, parce que je ne veux plus, plus jamais.... (évidemment, si la vie d'Arc-en-ciel en dépend, je ne leur dirais pas de la laisser mourir hein.). Parce que la naissance par siège à terme sera sûrement refusée, même si les estimations échographiques vont en faveur d'un bébé de gabarit normal cette fois. Ce ne sont que des estimations. 400g de trop sur un bébé en céphalique n'est pas dramatique. Ça a plus de risque de l'être sur un bébé en siège...

Tu vas me dire... Mais pourquoi ce titre ?
Parce que pour Doudou tout était idyllique également. Tout se passait bien, il allait bien, et il avait même la tête en bas. Mais lui, c'était un gros bébé. On a donc prévu un déclenchement. On ne m'a pas laissé le choix, contrairement, à là pour la version. Mais contrairement à la version je n'appréhendais pas autant. J'étais si fatiguée de cette grossesse, je souffrais vraiment. J'étais à 39sa, il était lourd, il faisait chaud, et je vivais aussi autre part que chez moi. Mais cette fois c'était chez mes beaux-parents.
Et ça s'est mal fini, comme tu le sais (oui, en effet, doudou va bien et tout, mais il n'empêche que je considère que ça s'est mal passé parce que ça a été mal fait...).

J'ai donc cette impression de déjà vu qui en rajoute à ma peur pour lundi. Je tente de me détendre comme je peux, de me rassurer, mais les larmes ne sont pas loin. J'appréhende tellement. J'ai l'impression de finir cette grossesse merveilleuse sur un échec, aussi stupide que cela puisse paraître...

Donc lundi, mon homme et moi, nous prendrons très tôt le chemin de la maternité, valise en main au cas où, pour aller retourner cette mini rêveuse qui aime avoir la tête dans les nuages...
Qui sait ? Peut-être que la prochaine fois que nous passerons le pas de la maison elle ne sera plus au chaud dans mon ventre, mais dans mes bras ? Ou alors, bien qu'elle soit assurément tête en haut aujourd'hui, se sera-t-elle retournée seule ? Toujours est-il que j'avais vraiment besoin de coucher tout ça par écrit, histoire de relâcher un peu le stress....!

Bonne journée, je t'embrasse!
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dimanche 22 mai 2016

Le serpent qui se mord la queue [ou le déménagement qui tourne à l'attente interminable/ au cauchemar][HELP]



Aujourd’hui, c’est billet pas drôle. Parce que j’en ai marre. Et qu’il paraît que mon blog est une petite vitrine où je peux écrire tout ce que je veux, et que de toute manière, je crois que j’en ai bien besoin, histoire de relâcher la pression. 


La situation de départ :
L’an dernier, on a décidé de changer de région. On avait un pied à terre qui nous attendait en solution transitoire et possiblement un lit sur Bordeaux pour que mon homme puisse trouver du travail (puisque ni l’un ni l’autre n’avons le permis). Nous avons donc quitté la Moselle et notre situation (déjà) précaire pour atterrir chez ma mère le 14 février 2015


Le décor :
Nous habitions dans un appartement T2bis (avec donc une seule chambre et un simili salon). Doudou avait sa chambre, la Bullette dormait dans un placard aménagé (on fait ce qu’on peut pour que les nuits de tous soient calmes hein) et nous dans le simili salon, séparé de la salle à manger par une partie de mur mesurant à peine 1m. L’appartement était plein d’humidité partout, bref, vraiment pas le top quoi. Nous l’avons quitté pour la maisonnette que ma mère occupe dans la campagne blayaise, de 64m². Il y a donc deux chambres que nous occupons. Une pour les enfants et une pour nous. Ma mère, quant à elle, dort dans le salon. Au début sur un canapé tout sauf confortable, puis finalement par terre, sur un matelas usé et pas bien plus confortable que le canapé. A noter que ma mère, sans être vieille, n’est plus de prime jeunesse. Elle a tout de même 54 ans.

Bref. Voilà la situation globale. 

Avant de partir, nous avions envoyé des dossiers HLM histoire d’avoir un logement rapidement (je les ai envoyés en août 2014 quand même hein). Nous avons attendu quelques mois, en nous disant que maintenant, ça ne tarderait plus ! En août, il a un entretien à Bordeaux, Youpi tralala, on saute de joie. Sauf que… notre solution de secours de lit à Bordeaux n’est plus capable d’honorer son engagement… Wokay. Evidemment, il n’a pas eu le job. Nous décidons donc de nous tourner vers Blaye en désespoir de cause, je change donc nos dossiers en ce sens. En septembre, voyant que rien n’arrivait toujours, je me suis décidé à contacter une assistante sociale. On finit par nous proposer un logement. On va donc voir la personne qui s’occupe de notre dossier avant de passer en commission. Et là c’est le drame. Elle ne peut, ni ne veut faire passer notre dossier en commission. En effet, je n’ai pas de déclaration d’impôts (excusez-moi chère madame, je suis naïve : j’ai été étudiante (sur celle de ma mère) puis mère au foyer. Personne ne m’a jamais dit (jamais jamais jamais) que je devais en avoir. Ni même l’assistante sociale qui avait monté mon dossier, alors qu’elle savait qu’on n’était pas mariés ni pacsés ni rien. Et sans les deux dernières, rien à faire. Je me dis que c’est sûrement pour ça que je n’ai pas de réponse depuis tout ce temps (à noter que les bailleurs à qui j’ai envoyé tous les dossiers ne me les ont jamais demandé, qu’on avait loué un hlm sans et qu’aucune des deux assistantes sociales vues ne m’en avaient jamais rien dit….). Bref. Pleurs. Appel à l’assistante sociale qui nous assure qu’on aura les papiers direct en allant au trésor public. Ce qu’on fait. Et évidemment non. Il faut attendre 3 mois. 3 putains de longs mois.
Fin octobre, un test pipi m’annonce que notre famille va s’agrandir. Un peu la trouille, un troisième, dans notre situation…. Mais du bonheur, et re la trouille de le perdre, comme Ptit champi. Bref. Nous décidons que finalement nous allons nous rediriger vers Bordeaux, parce que finalement, c’est plus pratique niveau hôpital et boulot. L’assistante sociale reste muette malgré les essais pour la contacter. Fin décembre, les papiers des impôts arrivent enfin (allélujah !). Mais pour le reste, toujours rien. Ca fait presque un an qu’on vit à 5 les uns sur les autres. C’est dur. Surtout que je suis enceinte, je vomis toute la journée, je suis épuisée et les enfants… les enfants sont des enfants en bas âges enfermés en hiver. DUR quoi. (Ah ouais, j’ai pas précisé : nous n’avons pas le permis, et ma mère plus de voiture. Tout se fait donc en bus. Oui oui. Même les courses.). A force de harceler le secrétariat de l’assistante sociale (non seulement moi, mais ma mère également) une secrétaire nous redirige vers la mission locale.
En janvier, rendez-vous donc au CCLAJ de la Haute Gironde à Blaye, où j’explique tout bien ma situation. On met en place donc un dossier d’urgence (de son petit nom Contingent Prioritaire). Elle me dit que dans les 15 jours, max 1 mois, un bailleur de référence serait désigné. Il finit par l’être (au bout d’un mois, hein, évidemment). Elle m’assure que la procédure est très rapide. Environ 1 mois supplémentaire. Ouf, je suis contente, j’ai enfin l’impression de faire quelque chose. Le mois d’après, je sors du rendez vous en pleurs. Ce rendez-vous n’a servi à rien. Elle m’a fait remplir un dossier que j’avais déjà rempli, passer un coup de fil inutile, et le délai est passé à 3 mois. Bien bien. Sauf que rappelle-toi, je suis enceinte. On est en février (ou mars) et je dois accoucher en juillet.
A l’issue de ce rendez-vous, j’envoie un mail à la mairie de Pessac (qui m’envoie des mails depuis 2014 pour des événements sur leur ville) et à celle de Bordeaux via un formulaire de leur site. On me donne finalement un rendez vous avec une élue à Pessac. 10min grand max pour un trajet de 2h aller/ 2h retour enceinte de 6 mois. Youhou. Dans les jours qui ont suivi, un appel de la mairie de Bordeaux voulant savoir si ma situation a changé. Non madame, on est toujours dans la merde la plus noire. La semaine d’après, un courrier de Pessac et de Bordeaux pour me dire que « t’inquiète, quand tu passes en commission, on appuie ta demande hein ! ».
Ma référente au CLLAJ de haute gironde me demande de contacter le CCLAJ de Bordeaux. On s’y déplace à 3, mon homme, la bullette, et moi (et Arc-en-ciel, évidemment). On nous dit heu… qu’on a fait tout ce qu’on pouvait faire en fait. Que maintenant, faut attendre.
On attend.
On attend.
Ca devrait arriver maintenant non ? Pis non, toujours rien. Je surveille mes mails toute la journée, la boîte aux lettres…. (à noter que ma référente m’a dit que je n’avais le droit que de la contacter elle, que j’avais pas le droit de contacter le bailleur de référence ni rien.) Mais tout reste désespérément vide. Je finis par la recontacter. Sans effet. Pas grave, je suis un peu têtue, je renvoie mon mail tel quel. Oh, réponse, faut que je la rappelle le lendemain. Elle m’a refilé les « contacts » (j’appelle pas vraiment contacts des gens que tu peux pas joindre…) et en gros « Bon ben, tu me tiens au courant quand ça marche pour toi hein ! ».
Dans la foulée, j’ai trouvé une adresse (commission de médiation, un truc du genre) , j’ai envoyé un courrier à faire pleurer dans les chaumières. Réponse hier ? « On a eu ton courrier. Finalement le délai c’est 6 à 9 mois. J’espère que ça t’aide, bisous. »  (colère, larmes, envie de tout balancer toussa. Ca m’a aidé ouais, à faire sortir ce que je retenais depuis des mois. Merci les gars.)
Ah oui, et entre temps, évidemment, j’ai surfé sur le bon coin, mais les réponses sont rares et celles que j’ai…étrangement, ça coince….

Voilà donc. Je suis enceinte de 34SA. Dans 3 semaines ma fille sera mûre pour sortir de son nid (même si elle a potentiellement 4 semaines de plus in utero, mais personne ne peut planifier sa sortie). Nous vivons entassés chez ma mère et étrangement, elle ne se voit pas accueillir en plus un nouveau né (parce que niveau réveils nocturnes, c’est bon, on a un chat >.<). On arrive pas à préparer son arrivée, on n’a pas encore son lit, c’est pour dire. (Merci les copines pour vos colis de linges, d’écharpe, de cadeaux qui réchauffent le cœur. Ca nous rappelle que cette petite n’est pas seulement une vague sous ma peau… !). Bref, time flies et l’angoisse monte beaucoup beaucoup beauuuuucoup trop. Sans compter que pour chaque rdv je dois aller à Bordeaux, en bus donc. 45min + mini 30 min pour arriver dans le centre. 

Qu’est ce qu'on demande en définitive ?
Un logement. Juste ça. Près de Bordeaux, là où y a des transports, que mon homme puisse trouver un boulot, qu’on puisse accueillir notre bébé dans les meilleures conditions possibles. Que ma mère retrouve sa tranquillité, que mes enfants retrouvent la quiétude (oui, parce que c’est pas de la tarte pour eux non plus, la cohabitation, ils en souffrent et sont donc insupportables). Et moi ? Moi, que j’arrête de me ronger les sangs comme je le fais en ce moment. J’ai échappé à la dépression en 2015. Pas sûre que je sois assez forte avec un bébé… j'en ai marre que tous se renvoient la balle et qu'au final rien ne change, tout le monde s'en fiche...


On en peut plus. Ceci est un appel à l’aide, tout à fait. Y a bien quelqu’un qui peut faire quelque chose qui me lira. Enfin, j’espère !

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout, j’imagine que c’était pas de la tarte !

Bonne soirée, je t’embrasse !
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